Un vieil homme était assis à l’entrée d’une ville. Un étranger venu de loin s’approche et lui demande : “Je ne connais pas cette cité. Comment sont les gens qui vivent ici ?”

Le vieil homme répond par une question : “Comment sont les habitants de la ville d’où tu viens ?

– Égoïstes et méchants, lui dit l’étranger. C’est pour cette raison que je suis parti.
– Tu trouveras les mêmes ici, lui répond le vieillard.”

Un peu tard, un autre étranger s’approche du vieil homme. “Je viens de loin, lui dit-il. Dis-moi, comment sont les gens qui vivent ici ?”

Le vieil homme lui répond : “Comment sont les habitants de la ville d’où tu viens ?

– Bons et accueillants, lui dit l’étranger. J’avais de nombreux amis, j’ai eu de la peine à les quitter.”

Le vieil homme lui sourit : “Tu trouveras les mêmes ici.”

Un vendeur de chameau avait suivi les deux scènes de loin. Il s’approche du vieillard : “Comment peux-tu dire à ces deux étrangers deux choses opposées ?” Et le vieillard lui répond : “Parce que chacun porte son univers dans son cœur. Le regard que nous portons sur le monde n’est pas le monde lui-même, mais le monde tel que nous le percevons. Un homme heureux quelque part sera heureux partout. Un homme malheureux quelque part sera malheureux partout.”

Cité par : Frédéric Lenoir – La puissance de la joie.

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